jeudi 24 mai 2012

En direct de la playa..

Il n'y a plus de "problématique requin" à proprement parler à La Réunion, seulement un abandon pur et simple des autorités locales se cachant derrière des panneaux qui les dédouanent pénalement. Un statu quo honteux qui a la sale couleur coupable du désaveu et du déni irresponsable de la réalité. La politique de l'autruche sous-marine en somme, qui profite encore malheureusement, et cyniquement, à toutes sortes de volontés toxiques parasitant tout débat constructif allant dans le sens d'un toujours plus reculé retour à la normale, c'est à dire au plein surf autorisé et protégé, sans risque, en adéquation avec une préservation du biotope marin. Rien que ça.
Moins animés de trouver les moyens humanistes et responsables d'un retour à la mer "comme avant", que de profiter de la conjoncture pour attirer une couverture opportuniste à eux- "eux" étant ceux que la situation balnéaire nouvelle arrange, et dont les activités professionnelles "surfent" dorénavant sur ce vide sidéral touristique des plages depuis les attaques, et la psychose qui s'en est suivie.
Ceux là donc n'ont absolument aucun intérêt à une évolution bénéfique quelconque de la situation de la fréquentation aujourd'hui très compromise des eaux de baignades marines, se démarquer dans des débats contradictoires et stérile semblent manifestement leur suffire, tant que cela plombe tout et maintient une inertie très arrangeante, incidemment pour l’État et les élus, plus obligés aujourd'hui de devoir moralement débloquer des fonds qualifiés de "discutables", pour une logistique, il est vrai- en apparence du moins- résolument éloignés des contingences sociales de plus démunis, de la précarité, du chômage, de l'illettrisme, bien loin derrière, tout au fond de cette cuve sociale explosive réunionnaise, où on peinera encore à placer le surf interdit et la baignade menacée pour cause d'attaque potentielle de requin, car pas du tout porteur électoralement parlant, et qui ne gagnera jamais la faveur d'aucun politique.
De Boucan Canot, lieu de la disparition tragique de Matthieu Schiller, en passant par Ti-Boucan, là où est décédé Eddy Auber, Roches Noires, où un gamin s'en est sorti de justesse, et où non loin de là Éric Dargeant a perdu une jambe, fleurissent des panneaux informatifs et avertisseurs de taille imposante, dont le caractère pédagogique ne sert manifestement que de prétexte pour amener à l'essentiel, le fameux "à vos risques et périls" qui dit tout et peu, bien sûr, mais inutile d'être sorti de la cuisine à Juju pour comprendre toute la portée de cette simple tournure.
Nanti d'une interdiction formelle d'activités nautiques, toujours pas levé sur les plages surveillées par les MNS, l’Etat s'est forgé une durable double protection hypocrite. Les panneaux avertissent du danger potentiel là où ils sont implantés, le libre arbitre seul est alors requis, mais s'oppose à une interdiction préfectorale toujours d'actualité, que les MNS et les gendarmes veillent à faire respecter, en particulier à Boucan et aux Roches.
Ailleurs, aux Aigrettes par exemple, le surf y est tout aussi interdit, comme à Perroquet ou Ti-Boucan.
Seulement, sur ces plages éloignées de tous regards accusateurs ou compromettants, l’État ne viendra pas vous y chercher des noises: "prière, donc, d'aller se faire bouffer ailleurs SVP, merci!", telle aurait été une des formules appropriées si la situation avait pu prêter à quelque humour noir. Si malheureusement ne persistait pas le nauséeux sentiment que Eddy Auber et Matthieu Schiller étaient en définitive morts pour rien, pour que rien ne leur survive de digne, que rien ne soit finalement fait en leur honneur, en leur noms, en mieux, des leçons tirées, que rien ne fleurisse sur leurs souvenirs, là où la furie des vagues réunionnaises avait réussi à donner de vraies lettres de noblesses au surf local, et à ses représentants sur la scène mondiale, et publique, pour la joie, la sensation, les enfants en école de surf... il n'y a que l'indifférence.
Aux Roches Noires le surf contre offensif commence à reprendre ses droits, en cachette, en "missouk" comme on dit ici.
De l'aurore jusqu'à 09h00, heure de prise de fonction des MNS, des riders courageux, ou téméraires, ou inconscients du danger réel- car régulièrement la présence de bouledogues de taille respectables sont signalés, au large comme au bord- se jettent à l'eau pour braver l'interdit et surfer, comme avant, ou comme si de rien n'était.
Récemment, une altercation entre MNS et surfers récalcitrants à sortir de l'eau bien après l'heure fatidique, à donné lieu à des échanges peu courtois, le sujet est sensible, ces mêmes MNS, souvent surfers eux mêmes, sont perçus comme traitres à leur race, à leurs frères d'armes, insultant l'identité de surfer libre, locaux, subversifs et rebelles dans l'âme, oubliant un peu vite que les MNS sont avant tout assermentés et ne font que leurs travail, sous pression.
Timidement, aussi, le surf reprend là où il y a encore peu, personne ne se risquait plus, plus depuis les attaques, c'est pas comme avant bien sûr, mais il y a ce côté pendaison de crémaillère qui fait chaud au cœur, au cœur de ceux pour qui le surf est avant tout une histoire de vie océane, qui l'espace d'un moment, cède à la déraison ludique, sans contrainte du jeu de la glisse dans la vague.
Aujourd'hui, plus personne ne parle de ça officiellement. Officiellement le débat est clos, seuls ceux qui refusent ce diktat s'en offusquent, et ils sont à peine une poignée, qui se sent trahie, en tant que surfer, en tant que citoyen également, car aussi paradoxal que cela paraisse, il y a des penseurs dans le milieu du surf saint-gillois, des gens qui réfléchissent, et se désolent de la bouillasse que l'on appelle "atelier de réflexion".
Pas de nom, pas la peine, on en est plus là, le spectacle de la vacuité est à peine moins éloquent que ceux, la majorité réunionnaise, qui s'en foutent royalement et s'en contre foutent jusqu'à plus soif, parce que depuis toujours on leur bourre le mou avec ce cliché à la vie dure que le surfer type n'est qu'un sale branleur suffisant de fils à papa plein aux as, qui n'a finalement que ce qu'il mérite. Pire, crever en finissant dans la gueule d'un squale qui vous déchiquète sur pied n'est que le juste tribut de ceux qui ont décidés de vivre en marge et qui fument trop de la cigarette qui fait mort de rire. J'en passe et des meilleures..
Si les vagues restent infréquentables, les plages et les snacks se remplissent de nouveau, d'une clientèle nouvelle, ou ancienne qui s'adapte bon gré mal gré à cette situation particulière des eaux de baignades, où seul un espace ridiculement petit encadré par un filet, vous autorise à vous baigner.
Indifféremment la houle déferle, des vagues parfaites aux plus pourries se succèdent, de mois en mois, et pas l'ombre d'une prise en main responsable, pas une voix officielle qui reconnaisse le statut du surf local comme une structure intellectuelle et conceptuelle valable, autant que culturelle, digne de ce nom, au même titre que la préservation des livres en bibliothèque.
Pas une voix officielle qui s'émeut, ou se désole de la disparition du surf dans le giron originel réunionnais, car on ne le souligne pas assez, le surf réunionnais est né à Saint-Gilles les bains, sur la plage des Roches Noires, et j'ai encore cette chance de parfois croiser un de ces pionniers, et d'observer même des clichés de cette époque remontant à une quarantaine d'années, et selon d'autres sources à une cinquantaine d'années, toujours au même endroit.
Une seule personne aujourd'hui se place véritablement au-dessus du lot de l'embrouille moyenne, là aussi, pas de nom, car là encore on en est plus là.
Plébiscité au départ de sa prise de position contre un certain extrémisme écologique opportuniste néfaste au dialogue et à la prise de décision objective, puis rallié à ces mêmes écologistes de l'ailleurs revenus à une compréhension plus humaine et moins obstinément attaché à l'unique cause animale, acceptant finalement l'idée du débat d'idée progressiste avec l'"ennemi", condamné par ses pairs pour ça, qualifié de retournement de veste, de parjure, de trahison même, il fait a présent cavalier seul, une de ses applications "mobile" lié à la prévention du risque requin existe pour Andoïd, gratuite, il mène une campagne pour l'information vraie, dégagée de sa gangue de peur et d'obscurantisme, et identifie sans peine "ceux" à qui profite vraiment, enfin, l'anéantissement du surf saint-gillois, aussi appelé "zoreil land" ou "pédés land", tout un programme..
Il ne défend aucune association, aucun leitmotiv, et on ne le voit plus à la télé locale depuis longtemps, mais son intellect œuvre sans faillir pour que la considération scientifique parvienne un jour à suffisamment influencer les décideurs locaux, et qu'enfin, comme là où la "surf culture" a façonné l'identité nationale, sociale et politique de ces contrées, pas très éloignées de nous d'ailleurs, l'on ait ce courage politique de dire que le surf réunionnais mérite que l'on se batte pour lui, et que l'on se donne les moyens de redonner au surf le pouvoir qui était le sien d'insuffler une telle dynamique, qu'en trente années il était devenu le fer de lance incontournable du développement économique de Saint-Gilles, le poumon touristique de l'Ouest, l'attraction principale des activités nautiques des plages, qui aura réussi à étendre son pouvoir tentaculaire partout là où le sable est blond et la mer bleue, généreuse en vague.
Ce qu'il a à dire est gênant, ce que je dis est gênant, et ce qui l'est vraiment, à mes yeux, c'est que l'on soit si peu à le dire, et moins encore à le défendre.

dimanche 5 juin 2011

Le surfer, un éco-citoyen modèle?

Soyons réaliste, pragmatique et lucide, cet angélisme vert à la Woodstock enveloppant le monde du surf est-il défendable?.. ils sont nombreux les pseudo néo-écolos surfers totalement influencés par un courant médiatique dont ils n'entendent pas le premier mot, car impliqués dans rien du tout allant dans ce sens RÉEL d'une vraie prise de conscience individuelle n'impliquant pas que des résolutions du nouvel an et un joli sourire, et qui par ailleurs les dépassent au point qu'ils ne se posent même pas la question de l'instrumentalisation de ce courant de pensée à la mode, qui du fluo des années 80' est passé au vert écolo politisé. On parle d'éco-protection du littoral, de tri des déchet, de valorisation des ordures organiques ménagères, du CFC, de la pollution des eaux de rivières et de mer, de la qualité de l'air, beaucoup de voix s'élèvent en faveur de changements radicaux et urgents des mentalités et habitudes de vies, mais.. mais, dès qu'il s'agit d'évoquer le surf il n'y a plus personne! On parle peu de la pétro-chimie qui pourtant est au cœur même du système du surf business, il en est l'essence, le moteur, la motivation et le moyen. La fabrication du matos surf est certainement l'un des secteurs les plus polluants de la planète sport, même si en proportion il y a nettement moins de surfers que de footeux, ça ne compense mal les kilotonnes de matières plastiques, de résines, de fibres diverses, de textiles, le tout issus directement de source hydrocarbure avérées. On peut sans crainte dire avec une certaine honnêteté intellectuelle, que le surfer lambda dans sa pratique habituelle, son besoin de renouvellement de son matos et son consumérisme identitaire, incarne tout le contraire d'une pratique sportive consciente et pleinement active dans cette démarche verte dans laquelle il est de si bon ton de s'inscrire aujourd'hui. Si on analyse une planche de surf classique, la seule chose qui serait écologique serait la latte de bois, et encore celle ci ne provient quasiment jamais de bois issus de forêt raisonnée. Le pain de mousse est en polyuréthane, en polystyrène, en x matière poly; c'est du pétrole. Les couches diverses de fibres et le glaçage; c'est du pétrole aussi. Les dérives, le plug, le leash, les combis, les sacs pour porter le tout, les housses, les bouteilles d'eau, les shortboards.. c'est encore du pétrole. Le surfer lambda surfe où il peut. Quand il a de l'argent la question écologique de son choix de véhicule importe moins que la place de rangement disponible offerte, le tout doit aussi coller à un égo non moins affirmé et au moins aussi gros que le moteur du 4X4 qui consomme, de l'eau bien sûr, ah ah.. du carburant hydrocarbure, excusez moi. Et il en fait des kilomètres notre surfer lambda pour trouver la bonne vague du jour, et il en brûle du carburant pas polluant du tout. Il fait chaud, on met la clim en matant les vagues du spot, en on grille encore du pétrole! Quand les vagues sont plus jolies ailleurs, notre surfer lambda prend l'avion, très connu pour ne pas polluer l’atmosphère ces choses là, et s'en va reproduire les mêmes schémas pas polluant du tout qu'il a l'habitude de faire chez lui; location de véhicules pas polluants, location de bateau à voile solaire, location de matos.. posons donc la question de l’urgence de changer de mentalités et d'habitudes de consommation à n'importe quel surfer lambda ici, il répondra un énorme oui.. incitons le à passer aux actes, c'est à dire à cesser personnellement d'entretenir un besoin mondial de production de matières plastiques hyper polluantes (entre autres les fameux bancs résiduels concentrationnaires au large des côtes des continents occidentaux, responsables de la mort par asphyxie ou empoisonnement ou éventration de nombres d'espèces marines; tortues, oiseaux..), là il y a de grandes chances qu'il dise encore un grand oui. Qu'il lui faille pour cela, par conséquent, en toute logique, rompre tous liens rationnels physiques avec l'industrie du surf business, parce que pas écologique du tout, et que mieux encore, il serait nettement plus en adéquation avec un rapport philosophique de l'approche de la glisse en la pratiquant sans aucun artifice ou matériau nécessitant la mise en œuvre d'une production pétro-chimique, autrement dit du body surfing ou rien du tout, que répondra alors notre surfer lambda soudain bien embarrassé face à ce constat logique et imparable. Il faut être sensé et faire jouer son sens critique, oui la pratique du surf est polluante; sa pratique non, mais sa fabrication ainsi que celle de nombres de produit dérivés émanent d'une production EXTRÊMEMENT polluante. Le monde du surf est donc en contradiction flagrante avec ses aspirations néo-vertes. Notre surfer lambda fera t'il ce choix de l'abandon pur et simple de sa pratique, justement parce qu'elle est extrêmement polluante, donc pas respectueuse de l'environnement? Et là, soyons honnêtes, regardons l'essor du surf mondial, l'extension du surf business, la prolifération du monde à l'eau, cette production pétrochimique à encore de beaux jours devant elle! Alors, on fait quoi? Qui a ce courage de faire ce qui doit être fait pour coller au mieux aux engagements verts impérieux réclamés de tous? Hé oui, il faut faire aussi ce choix douloureux d'arrêter la glisse avec planche synthétique, vous l'aurez compris on ne peut prôner une chose et pratiquer son contraire, c'est incohérent. L'industrie du surf est par conséquent incohérente et assez malvenue pour finalement parler d'écologie et intensifier dans le même temps sa consommation de matières issue de l'industrie pétrochimique. Chacun de nous, surfers, qui aimons tellement avancer notre amour de l'océan, avons à notre compteur un bilan carbone désastreux dans notre dynamique surf, et même le body surfer, à une échelle moindre, pollue aussi, il lui faut quand même se rendre sur les spots, il n'y va pas en courant. Et même s'il le faisait, il ne le ferait pas pieds nus!!!.. Vous trouvez que j'exagère, que je tire la corde, que je coupe les cheveux en quatre, que le surfer lambda n'en est normalement pas réduit à ce type de choix cornélien s'il veut vraiment prétendre à être ce parfait éco-citoyen modèle pour les générations futures? S'il y a bien un sujet d'actualité dont on devrait parler plus souvent ici c'est bien celui là, qu'est prêt personnellement à faire chaque surfer (égoïste, hédoniste, égocentrique comme pas deux, le champion du monde du jeu perso, le faux ami à l'eau), pour apporter une vraie contribution à ces fameux changements d'habitudes polluantes et des mentalités consuméristes? Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, comme on dit, gageons que le monde du surf saura à temps amorcer sa propre révolution verte, il est grand temps d'arrêter de donner cet exemple néfaste qui consiste à faire "ce que je dis, mais pas ce que je fait"!

jeudi 20 août 2009

UN MANIFESTE POUR LES 25 ANS D'UN PETIT DIABLOTIN!!!...

"Les affaires sont les affaires" comme on dit, et en l'espèce, sur un marché aussi concurrentiel que peut l'être celui de la t-shirterie locale, on peut dire sans trop se tromper que jusqu'à maintenant la marque du petit "diable saluant" a su se faire une jolie place au soleil des envies de superflu réunionnaises.. entre les lézards, les surfers, les scènes typiquement réunionnaises que l'on trouvaient un peu partout, la marque s'est trouvé un juste compromis qui plût dés ses débuts à un public très intéressé.

"On ne peut pas plaire à tout le monde", comme on dit, et en l'espèce, face à des marques locales déjà bien installées et qui ne demandaient guère plus, on comprend que l'idée de se démarquer franchement et rapidement germa alors dans l'esprit du nouveau venu aux dents longues, et ce fut la provocation qui lui servit de tremplin, comme d'autres se servent d'une belle blonde sur une affiche pour vendre un aspirateur!!!...

Dés lors, peut-on réellement affirmer que c'est plus le concept provoquant qui a assis une certaine crédibilité de la marque, ou est-ce juste un plus qui renforça un "esprit" novateur présent dans le concept du visuel?!?.. on ne le saura jamais vraiment, ce que l'on sait en revanche c'est que cette provocation se heurta souvent aux bonnes moeurs chères au clergé local et aussi à une certaine idée du flou artistique entourant la notion de liberté d'expression.

Procès d'intention, menaces, médiatisation.. si seulement les autres marques avaient osé suivre le mouvement.. mais non, gentiment postées sur leurs acquis, elles ont regardés le prétendant devenir la référence absolue dans ce secteur d'activité, une longueur d'avance tellement phénoménale qu'elle lui permet d'élargir son champs d'action et toucher à d'autres domaines.

"Nul n'est prophète en son pays", comme on dit, et en l'espèce, on ne peut pas dire avec certitude si le big boss est du genre à fanfaronner sur son relatif succès en privé, ce qui est certain par contre, c'est qu'en public le chef d'entreprise préfère se la jouer profil bas, serein, donnant l'image d'un chef d'entreprise avisé, guère plus, aucun sourire exagéré au coin des lèvres, aucun cigare, aucune suffisance, on l'oublierait presque aussitôt après l'avoir vu tiens.. et si ça se trouve, c'est peut-être l'effet recherché, ne pas attirer l'attention, préserver un certain anonymat...

Le fait est, au final, que l'on ne sait pas grand chose sur le créateur de la marque, et que l'on a toujours éprouvé un certain malaise face à ce que l'on ne connaît pas, et à fortiori que l'on ne contrôle pas!!!... et ça, ça énerve, ça stresse, ça angoisse, ça fait des jaloux.. des envieux!!!...

C'est presque comme si la marque était autonome, qu'elle existait sans créateur.. il n'en est rien bien sûr, mais c'est comme ça.. il faut attendre le scandale supplémentaire pour que l'on prononce son nom et qu'on l'entende un temps s'exprimer sur l'objet de la discorde du moment!!!... et hop, on oublie.

Chacun connaît Untel, qui connaît Truc, qui connaît Machin, qui connaît quelqu'un qui connaît une amie qui a bossé pour la marque et accessoirement était au service du boss, et que comme patron c'étaaaaaait...

Bon patron, mauvais patron, bonhomme, pervers, gentil, méchant, bof.. là aussi qui peut vraiment le dire sans l'avoir réellement vécu sous cet angle, sans colporter en guise de vérité ce qui tient lieu du ragot.. ce qui est sûr par contre, c'est que l'entreprise semble bien se porter, qu'elle est très connue, et qu'après 25 années d'existence elle soit en pleine forme, quand d'autres ont disparues de la place sans faire de bruit, et que c'est à peine si on s'en souvient aujourd'hui.. "ah ouuuuui, çaaaa.. oui c'est vrai, je m'en rappelle maintenant que tu le dis!!!...".

On peut donc dire que si l'entreprise est encore présente à l'heure actuelle, c'est qu'elle est bien gérée, qu'accessoirement elle fait des bénéfices, et que comme toute entreprise elle affronte la crise comme elle peut.

Tout ça grâce à la provoc'.. le Larry Flint du t-shirt réunionnais?!?...

Et pourquoi pas, on ne poura pas dire qu'à La Réunion on ne repousse pas les limites de la décence et des conventions de grand-papa, que l'on n'aime pas les jeux dangereux, et pourtant peu se sont engagées localement en défiant ouvertement les bonnes moeurs comme le fait régulièrement la marque du "petit diablotin au chapeau".. du moins s'ils l'ont fait, ils n'existent plus aujourd'hui.

Cela semble facile de jouer la carte de la provocation, cependant pour que ça plaise vraiment, il faut autre chose.. il faut le truc supplémentaire qui fait qu'on ne verse pas dans le vulgaire, dans le scabreux, dans la fange, dans le honteux.. le truc qui fait que ça tape à l'oeil, que ça choque, mais plus comme un message à la limite subversif qu'outrageant ou insultant!!!... et là c'est difficile, là ça devient un art si l'on y parvient, et généralement ça paye!!!...

Ce n'est pas rien. La marque a toujours affirmé, par la voix de son créateur, qu'elle s'efforçait à une certaine intelligence conceptuelle, en gros. Il y a ceux qui sont d'accord avec ça, et il y a les autres.. et là encore, la marque est gagnante.. on parle d'elle!!!...

Personnellement, je ne suis pas un fan de la marque au petit "ange de lumière déchu", je ne me souviens même pas que l'on m'ai offert un jour un t-shirt de la marque.. mais je suis réunionnais, et en tant que tel, je considère important d'analyser un peu objectivement ce qui fait l'image d'ici ailleurs, et indéniablement cette marque locale a au moins le mérite d'être une entreprise qui pourrait être un peu le reflet d'un certain esprit de La Réunion qui ose, qui bouscule, qui prend sa place, qui se défend contre les attaques extérieures..

"Chacun voit midi à sa porte" comme on dit, et en l'espèce, on rétorquera que d'autres marques existent localement, qu'elles ne s'empourprent pas de scandales, qu'elles ne font pas exagérément parler d'elles au 20h, et qu'elles véhiculent une image jugée plus positive, plus politiquement correcte, plus saine, certes.. mais à ce compte là, faudrait-il penser que de couper la tête à louis XVI était-il politiquement correct, qu'avoir attendu 1944 pour donner le droit de vote aux femmes était-il politiquement correct, d'avoir attendu jusqu'en 1981 pour qu'on ne guillotine plus en France était-il politiquement correct.. arrêtons là l'inventaire des cheveux coupés en quatre, et admettons que cette entreprise est bien moins scandaleuse qu'on veut bien nous le faire croire!!!...

Au moins, elle, ne balance pas à la flotte ses merdes toxiques, qui contribuent à potentiellement tuer des gens qui marchent à proximité d'algues mutantes qui dégagent des gaz mortels sur les plages!!!...

mardi 11 mars 2008

POLIS... (TIQUE)!!!...

Il y a quelques temps de cela, je rentrais du travail, de nuit, trop tard pour faire les boutiques, mais pas assez pour avoir quand même envie de satisfaire une faim tenaillante. Au détour d'un croisement, sur la route menant chez moi, une lumière assez vive m'indiqua un point chaud, j'avais de la chance si je pouvais encore y trouver un sandwich!!!...
Au comptoir étaient accoudé deux gars du coin, il me semblait, tenue décontractées, pas de véhicules... Des gars qui débarquent, là, à une heure avancée de la nuit pour béqueter un bout, en grosse cylindrée qui plus est, la différence sociale flagrante risquait de me causer quelques soucis, il me semblait toujours bien sûr!!!...
Mais j'étais là à présent, j'avais faim, et outre les bières que ces mecs enquillaient en discutant, je tentais de discerner la présence ou l'odeur du pain chaud.
Heureusement pour moi, la chose était encore possible, vraiment inespérée. En attendant, dans un coin pareil, avec autant de probabilité de se faire insulter de tous les noms, et peut-être pire, parce que l'on vient mettre sous le nez de pauvres gus d'indéniables signes extérieurs de richesses, je n'en menais pas large mais ne le montrais pas, je tentais une approche diplomatique sereine et confiante.
Une bière de plus, la première pour moi, mais surtout pour les deux comparses et la glace fut assez rapidement rompue, et après avoir échangé nos identités communes, sans réellement le vouloir, le hasard de la discussion, alors calme, s'est portée sur la politique et plus précisément sur le premier tour des élections municipales toutes proches.
Et tandis que mon sandwich atterrissait entre mes mains, les deux là se montaient doucement le bourrichon.
Malgré quelques intentions de ma part d'orienter la conversation vers un terrain plus neutre, il semblait évident que ma présence ne comptait vraiment plus maintenant. Je reculais donc d'un pas discret et savourais en connaisseur cette âpre joute verbale, opposant... deux cousins germains!!!... oui m"sieur.
L'un était pour le maire sortant, l'autre pour son principal adversaire. Le premier était de droite, l'autre de gauche, mais je compris vite que c'était surtout une histoire d'homme, de personnalité, de charisme...
Mon sandwich fini et ma bière pas loin de l'être, j'allais tenter une discrète sortie des artistes quand une autre tournée des lascars, qui ne perdaient manifestement pas le nord du gosier sec, vit ma main se remplir à nouveau d'une canette fraîche!!!... Coincé, j'étais fait comme un rat, impossible de partir.
Le ton était encore monté d'un cran, le tenancier du point chaud, lequel faisait maintenant office de tribune politique, rentrait tranquillement son matériel, quand on en vint au coeur de ce qui les opposait vraiment.
Celui qui était contre le maire sortant, était le cousin le plus âgé des deux, la quarantaine bien tapée, une expérience certaine de la vie et un regard déçu sur ce maire de droite, en place depuis des lustres, qu'il avait bien connu au temps où il ne briguait pas encore l'investiture. Déçu par la politique sociale de l'équipe municipale, il misait maintenant sur le challenger, en qualifiant l'actuel maire de traître à la cause des petites gens, ne précisant pas par ailleurs s"il en faisait parti.
L'autre cousin, le plus jeune, un vingtaine d'années tout au plus, soutenait quant à lui le maire en place, se faisant fort d'appartenir à un regroupement de jeunes de quartiers difficiles et défavorisés, qui semblaient avoir l'écoute favorable du premier magistrat. Il travaillait aussi pour la commune, aucune raison pour lui de tourner le dos à ce bienfaiteur des plus démunis, donc.
Ainsi, le plus âgé des cousins était aussi celui qui en avait le plus gros sur la patate, invectivant sans trêve ce jeune blanc bec, de cousin, à peine éclos de l'oeuf, lui signifiant tout son mépris quant à la basse et facile manipulation dont il semblait, une évidence pour le plus vieux des deux, faire l'ignominieux objet!!..
Le plus jeune, fait surprenant, ne semblait ne pas être outre mesure affecté par ces propos envenimés de la part de son propre cousin, au contraire, il gardait son sang froid, calme et sérénité, tout en tentant de maintenir la conversation sur un ton plus bas et plus réfléchi. C'était bizarre et drôle à la fois.
Soit il était convaincu de son fait, le maire était réglo et l'autre se trompait lourdement, soit il avait peur de ce cousin plus âgé, imbibé, qui pouvait se monter violent, mais cela n'expliquait pas pour autant la volonté d'apaisement et d'expliquer les choses calmement. Je finis par comprendre que le jeune était plus fin et plus intelligent dans sa démarche, il connaissait ce cousin qui ne changerait plus, et lui, avait d'autres vues sur un avenir politique qui lui était tout ouvert. Il en était au début, il en était conscient, la bêtise et l'obstination ne faisait rien avancer.
Je finis, quant à moi, d'achever le liquide moiré de ma canette et sans plus être dérangé que ça, me préparais à partir. Une rapide poignée de main de part et d'autre, machinalement un merci de circonstance, et j'enclenchais le moteur de ma moto, sans que le vombrissement du 4 cylindres en lignes de 152 chevaux ne vint troubler le mini meeting politique du point chaud, isolé de tout!!!...
Quelques jours plus tard, en entendant les impressions à chaud de badauds interrogés dans la rue par des journalistes de la télévision, au sujet des élections municipales approchantes, et ce des quatre coins de l'île, je me surpris à me demander si les premiers faisaient exprès de ne retenir que les commentaires les plus hors de propos, une sorte de bêtisier, ou cela était-il le véritable reflet de la politique locale perçue par la population dans son ensemble.
Si je n'ai évidement pas la réponse à cette question, cette réflexion a eu le mérite d'en soulever une autre, et je vous la soumet; quel est le pourcentage réel de la population ayant une connaissance suffisante de la politique, afin d'en maîtriser les tenants et les aboutissants, et de juger efficacement du bien fondé de telle ou telle décision sociale, économique ou culturelle...
Alors que le politique tente de résorber les problèmes de sa commune, canton, département, région... comme il le peut, avec les moyens dont il dispose, les principaux concernés par ces mesures, monsieur tout le monde, lui ne semble voir que "l'écumes de choses", comme dirait notre Président. Faut-il lui en vouloir pour autant?
S'il est un fait que monsieur tout le monde n'a pas fait l'ENA ni Sciences Politiques, et que de briguer un mandat électoral n'est également pas à la portée de tout un chacun, il n'en reste pas moins que le quotidien de monsieur tout le monde en est, normalement, la principale préoccupation. Or, il semble, paradoxalement, que monsieur tout le monde n'a qu'une vague idée des prérogatives de ceux qu'il élit, précisément pour améliorer son assiette. Il ne s'attache, vraisemblablement, qu'a la présentation générale de l'être ou le paraître, plus à la forme que le fond, tant pis si les choses n'avancent pas, tant qu'il a l'impression lorsqu'il le rencontre, fortuitement, que l"élu entend ses tracas de la vie.
De là à dire que c'est justement sur ce point que se font et se défont les carrières électorales...
Entretenir monsieur tout le monde sur l'aspect indéniable d'une politique économique mondialiste, et des répercussions locales inévitables, relève t'il de la gageure? On serait tenté de répondre, malheureusement, que oui?...
Alors plus que les promesses intenables, s'agit-il surtout de convaincre son auditoire d'incarner l'homme ou la femme de l'avenir, que de lui ouvrir, pédagogiquement, rationnellement, les yeux sur son ignorance certaine d'un mécanisme qui dépasse souvent les compétences d'un élu local?...
Car, c'est aussi un fait, très peu de briguant à une investiture ont fait des études économiques et politiques poussées. On se rend compte alors que c'est souvent un monsieur tout le "monde +", si j'ose m'exprimer ainsi, qui se présente devant ses pairs, en leur demandant, somme toute, de le mettre à leurs têtes, de faire de lui le premier magistrat de la commune!!!... Et ça marche!!!...
Ainsi, monsieur tout le monde voit très bien ce qui change pour lui, et s'en tape comme de cache pompon de ce qui change, ou pas d'ailleurs, pour les autres, et comme chacun pense comme lui, ce n'est au final qu'une somme d'individualité qui se fait juge du bilan du maire sortant.
Est-ce la faute à monsieur tout le monde, à l'heure de régler ses factures ou ses impôts et autres taxes d'habitations, s'il se rend bien cruellement compte que son angoisse n'empêchera pas son voisin de dormir du sommeil du juste, contribuable et citoyen?
Ce qui est terrible, quand on est élu local, c'est que l'on doit appliquer des directives européennes, appliquer des quotas, engager des travaux de mises à la norme, suivre les lignes directrices de son parti, attention à ne pas décevoir l'appareil politique et telle alliance qui vous a mis dans le fauteuil d'élu local, au risque de décevoir monsieur tout le monde et de ne pouvoir pérenniser son action politique, de devoir se justifier à tout bout de champs.
Les pauvres ne veulent plus l'être, les riches veulent au moins le rester, les planqués ne veulent pas en branler une, et ceux qui bossent dur, ceux là, on ne leur demande même pas leur avis.
Contenter les uns et les autres, slalomer entres les peaux de bananes glissées sous ses pieds par l'opposition, il n'est guère aisé d'être élu local. Compte tenu de cela, il est paradoxal néanmoins de ne le voir s'adresser à la population qu'en période électorale. Normal, une fois élu disent certains, il bosse pour le peuple!!!... la belle affaire.
Cela dit, moi je suis allé voter. Quoi, vous pensiez que j'étais de ceux qui passent leur temps à concocter des pamphlets et autres diatribes à l'encontre de ceux qui bradent inconsidérément nos libertés les plus élémentaires, et qui par conséquent considèrent que voter revient à pisser dans un violon, car ceux pour qui l'on vote sont tous formaté dans le même moule étriqué, par trop éloignés des idéaux citoyens et républicains pour lesquels ils sont censés se battre?
Certes oui, chroniqueur auto-proclamé de mon temps, témoin actif de mes contemporains, je me réclame d'une liberté de penser légitimée par des années de lutte sociale et culturelle menée par des générations d'hommes et de femmes qui ne profitèrent même pas, à leurs époques, des bienfaits dont nous jouissons aujourd'hui, que je n'oublie pas, et que je respecte infiniment. Et voter fait parti, à mon sens, de cette liberté chèrement acquise, que l'on se doit d'honorer par l'exercice mental primordial, qui consiste à l'analyse pointue, systématique et salvatrice, du monde qui nous entoure.
Ne pas le faire, ne pas en être conscient est dangereux. Impardonnable. Aussi, je ne saurais approuver la contestation pour la contestation, mue par le non vote.
Si, de toute manière, voter dans le contexte précité n'apporte pas plus de solutions que de problèmes, cela permet au moins d'affirmer sa position de citoyen. Que l'on pressera, assez tôt, comme un citron quoi qu'il advienne!!!..
Je suis donc allé voter. Avec ce luxe qui se savoure en connaisseur, de pouvoir glisser un bulletin blanc, au besoin. Ni pour l'un; ni pour l'autre. Juste exprimer le désir d'une alternative autre.
J'ai donc voté. J'ai fait mon devoir, et aussi exercé mon droit, avec une certaine jouissance qui plus est.
Et maintenant quoi? Et bien la vie continue comme on dit, on a peut-être pas de pétrole, mais on a des idées non?
Ce qui a de fort avec les politiques, c'est qu'ils arrivent à actualiser, pour monsieur tout le monde, des idées tellement proches d'une vieille vessie, qu'à si méprendre, on pourrait presque les prendre pour des lanternes toutes neuves.
Alors, pour finir avec ça, la grande question pernicieuse est: qui est arrivé en premier; la crédulité d'un monsieur tout le monde plus enclin à s'attacher à la personnalité d'un candidat, que l'on croira quoi qu'il dise, même si il est l'exemplaire représentant d'une énième mouture du parfait bureaucrate pantouflard, incapable et incompétent avec ça, ou bien; l'opportunisme malsain, ubuesque, cupide, de ceux qui ont trouvé là le terrain idéal- le malaise social- pour asseoir un infect pouvoir, malhabilement teinté d'un vernis humaniste du plus mauvais goût?...
Bon, c'est pas tout ça, je vais bosser moi!!!...

jeudi 17 janvier 2008

ELENA!!!...

Cela fait longtemps que je voulais t'écrire. Te faire part de certaines choses qui me trottent dans la tête. Des choses simples et complexes à la fois, des choses qui te concernent.
Pour commencer, je veux te dire que tu es ce qui m'est arrivé de mieux, durant ces dernières années. Avant toi, pensais-je, il m'étais facile d'imaginer la meilleure façon d'être et d'agir, au cas ou tu devais entrer un jour dans ma vie.
Je ne pouvais me rendre compte que je me trompais lourdement. Ce que je vivais avant ton arrivée, maintenant que tu es là, ne peut souffrir la comparaison. J'étais un adulte accompli, je travaillais, j'avais des projets en cours, certains s'étaient déjà concrétisé, mon quotidien était, à peu de choses près, celui de monsieur tout le monde de mon âge et de ma situation socio-professionnelle. J'avais une passion qui me prenait les tripes depuis l'âge de 16 ans, et je concevais difficilement que ce que je vivais puisse un jour se tarir. J'étais un surfer. et je vivais ça à fond, les années de pratique assidue m'avaient apporté un excellent niveau de pratique et une certaine expérience de la mer et de ses dangers.
Je croyais ma vie remplie. J'avais tort.
Ce serait faux de dire que je t'ai attendu avec impatience, je n'avais jamais fait une telle rencontre avant toi, et tu dois comprendre que j'avais un peu peur, à mesure que ton arrivée se faisait plus sûre les jours passant.
Disons que je t'ai attendu, de loin, mais quand même très proche de toi, du moins par la pensée. Je me préparais doucement.
Je me préparais à t'accueillir, sans trop savoir comment tu réagirais, je savais qu'en quittant le monde d'où tu venais, n'ayant connu que celui-là, tu devrais t'adapter au mien, j'essayais de prévoir l'imprévu. Mais on ne peut réellement tout prévoir n'est-ce pas?
Et puis le grand jour est arrivé. J'ai été prévenu, je travaillais alors, et tu t'apprêtais à débarquer, je suis venu te rejoindre dès que j'ai pu.
Certains soucis indépendants de nos volontés, tu devais le sentir, ont quelque peu retardé ta venue. J'étais pétrifié, quand enfin tu es apparue.
Je ressentais tellement de choses à la fois, contradictoires, confuses, ta présence me remuait au plus profond que j'en ai perdu tous mes moyens.
Oh ça, tu n'étais pas contente, c'était à prévoir, tu as crié, tempêté, il a fallu un moment avant que tu te calme, on a attendu que ça te passe, c'était le moins que l'on puisse faire.
Tu étais très fatiguée, tu avais faim, tu risquais d'attraper froid, et j'ai essayé de te rassurer comme j'ai pu. Je te parlais, et tu m'as regardé, puis tu as pris mes pouces entres tes petites mains, le temps n'existait plus, tu étais absorbé par mes paroles réconfortantes. C'est la première fois que tu me voyais vraiment, j'espère que tu n'as pas trop été déçue.
Une fois réparé les outrages de ton long voyage, tu méritais un gros dodo. Tu ne t'en ai pas privée, tu étais si belle et si énigmatique, les yeux clos, sereine, repue.
Tandis que l'on te menait à ta chambre, une soudaine et incontrôlable vague d'émotion m'envahit brusquement, et je ne pus retenir un flot de larmes. Une grande joie, je le sais, mais la peur aussi, s'entremêlaient à présent que je me laissais aller sur l'épaule d'une gentille personne présente à mes côtés à ce moment là. Je me rendais compte que je t'avais vraiment attendu, que jusqu'à la dernière minute j'étais mort de peur, terrifié même, espérant du plus profond de mon âme angoissée, que tu arriverais sans encombres jusqu'à moi.
A présent que tu étais là, plus rien ne comptait, ma vie basculait, je devais te protéger du monde que tu ne connaissais pas. Je mesurais maintenant le poids d'une telle responsabilité, ton innocence et ta fragilité. Mes yeux s'ouvraient sur une nouvelle réalité, toi, ce qui avait été ma vie jusque là ne comptait plus vraiment, comme un rêve qui s'évapore au réveil.
Tu méritais que je te consacres le reste de ma vie. Je le ressentais comme un instinct primordial, comme une vérité universelle enfouie dans mon être, n'attendant que ta venue pour se révéler à moi, une mission, qui effaçait d'un trait les vicissitudes du quotidien. Je venais d'atteindre un nouvel état de conscience, ta venue m'avait transcendé, au delà de moi même, pour ne plus m'enquérir dorénavant que d'un seul objectif supérieur, te guider à travers la jungle de la vie nouvelle qui s'offrait à toi!!!...
Quelques jours ont passé, il fallait maintenant t'amener chez toi. Une belle chambre t'attendait, préparée et décorée par des mains douces et patientes.
Un bon lit douillet, des lumières savamment dosées et confortablement disposées, pour ne pas t'aveugler, de jolis rideaux, et quelques menus objets pour accompagner ton réveil.
Tu dois savoir que depuis les premières minutes de ton arrivée, je n'ai eu de cesse d'immortaliser ces instants, en te photographiant sous toutes les coutures. Ces clichés sont à toi, c'est ton patrimoine.
Plus que jamais, maintenant que j'écris ces pensées, tu représentes ce que j'ai de plus précieux en ce monde. Je sais aussi que tu ne liras pas ces lignes avant un certain temps, et qu'il t'en faudra peut-être encore plus pour en comprendre véritablement le sens. Je le sais, je ne serais peut-être plus là alors pour répondre à tes questions, tans pis, d'autres s'en chargeront.
Il faut que tu saches, également, que j'ignore bien des choses sur moi même, ces choses que je prépare pour la propre connaissance que tu voudras avoir de toi, lorsque le moment sera venu de te poser des questions sur tes origines. Je ne veux pas que tu te retrouves avec des trous que tu ne pourrais combler et qui te manqueront toute ta vie.
Tu as été souhaitée et ardemment désirée. Aujourd'hui, rien n'est laissé au hasard, afin que tu bénéficie de tout ce que tu es en droit d'attendre de la vie. Bien des choix t'échappent encore, car il te faut lentement mais sûrement les comprendre, aussi, dans cette tâche tu n'est pas seule, tu es bien entourée.
Ta présence est le rayon de soleil de beaucoup de ceux qui veillent sur ta vie, qui œuvrent pour que tu échappes aux pièges de ce monde perverti.
Tu apprends vite, tes progrès sont étonnants, tes expressions et ta vitalité surprenantes. Ma récompense, s'il devait y en avoir une, je la savoure déjà, quand tu me serres dans tes bras menus, quand tu déposes sur ma joue un de tes petits adorables baisers, ou que tu m'entraînes dans tes jeux.
Tu adores l'eau. Tu aimes vraiment ça, à la piscine ou à la plage, tu débordes d'énergie et d'imagination. Tu aime nager sous l'eau, et quelque fois il faut bien tempérer tes ardeurs, car tu ne maîtrises pas encore ta respiration.
Tes grands yeux noirs, de vraies olives, sont ouverts sur le monde qui t'entoure, tu en a soif, et un rien est déjà pour toi une conquête. Un brin d'herbe, un escargot, une flaque d'eau, une feuille de papier, la Lune le soir... tu t'émerveilles de tout, tu veux savoir tant de choses.
Ma vie à le seul sens qu'il m'est souhaitable d'espérer à présent. Je veux que tu sois fière de moi, que tu m'aimes comme je t'aime, et que plus tard, quand tu sera devenue une femme accomplie, active et bien dans sa peau, autonome et battante, puisque que tu n'as que 3 ans, ma fille, tu te souviennes de ton papa comme le meilleur papa du monde!!!...

mercredi 9 janvier 2008

UN PETIT TOUR?

En ce moment, et jusqu'au 21 janvier, je suis en congé. Sur notre île, La Réunion, c'est le plein été austral, autrement dit la saison des pluies, et accessoirement des cyclones, pour ceux qui sont plus familier de nos contrées.
Autre sympathique distinction, et non des moindres, notre île étant très pentue, nous bénéficions de microclimats, très avantageux si on n'a pas peur de se faire une bonne session de plage dans la matinée puis une tripotée de lacets de montagnes, par la suite, et ou inversement, ceci afin de profiter au mieux d'un climat pluvieux et brumeux, caractéristique essentielle du climat des hauteurs de l'île.
Sur la côte, ouest de préférence, vous grillez votre couenne bien comme il faut, par une température extérieure d'environ 40°, au plus chaud de la saison, vous trempouillez tout ça dans une eau du même calibre, et sur les coups de 11h, vous remballez slaps et serviettes, et hop direction les hauts!!!...
Selon où vous voulez vous rendre, réservations et embouteillages compris, hormis votre forme du moment, comptez entre une et deux heures de route avant de vous mettre à table, c'est un peu long mais ça vaut le coup.
D'abord, parce que la route est jolie, la végétation et la température changent rapidement et de concert, le temps risque fort de se couvrir, tant mieux, c'est ce que vous recherchez, un peu de brume et de brouillard, vous vous rappelez?
Ensuite, parce qu'il y a de fortes chances que vous arriviez rafraîchis, et le ventre creux, généralement l'odeur de feux de bois des maisonnées donnent le ton et vous prépare déjà à la carte!!!...
Enfin, manger à une bonne table dans les hauts se mérite, et considérez que votre parcours jusque là vous donnera pleinement satisfaction lorsque les plats typiques arriveront devant vous.
Et bien sur, totale garantie de manger à coup sûr les produits du coin, un terroir arrosé quasiment toute l'année, première fraîcheur, sans parler des viandes, là vous touchez du doigt un avant-goût de paradis!!!...
Vous aurez pris soin de boire avec modération le petit vin de pays, et si le patron vous a eu à la bonne, vous avez eu droit à un petit verre spécial maison en fin de repas, vieux rhum, ou rhum préparé à base de plantes et fruits de l'île, plus communément appelé rhum arrangé, un bonheur qui se savoure en connaisseur!!!...
Un dernier petit plaisir, qui ne gâche rien, l'addition, qui tiendra plus de la douce caresse d'une petite brise fraîche salvatrice, que du coup de massue, régime habituellement réservé aux tables côtières.
Libre à vous après le repas de continuer votre route et de vous arrêter à un point de vue, si le temps le permet, et d'apprécier le calme des hauts. C'est l'un des aspects de l'île que l'on peut très facilement, et à moindre coup, mettre intelligemment à profit afin de rentabiliser au mieux sa journée commencée tôt, où l'on aura profité pleinement et du soleil et de la plage, et des agréables hauteurs aux températures plus fraîches.
Côté relations humaines, vous restez vous même, c'est à dire respectueux de ceux qui ne voient pas autant que vous de nouvelles têtes, vous saurez vite dépasser le premier abord distant, et révéler le côté authentique et chaleureux des gens des hauts de l'île, convivialité garantie!!!...
Moi? Ah moi c'est autre chose. Moi je suis né ici, donc il serait vain que j'essaie de vous persuader que je découvre ce que vous venez de lire plus haut, quoique!!!... Ce que je veux réellement dire, c'est qu'actuellement je réside dans l'ouest, à 10 km dans les hauts de la ville de Saint-Leu, dans une résidence privée avec piscine, salle de sport, petit jardin privé, terrasse en caillebotis, parquet, cuisine intégrée, lave-vaisselle, hôte alu denier cri, cuisinière plaques à induction, clim dans les chambres à l'étage, au calme, loin du trafic... non je déconne!!!... Ce que je veux vraiment dire, mais alors ça c'est vrai cette fois, c'est que je suis idéalement placé pour aller goûter les joies des hauts, mais aussi pour aller faire trempette à la mer!!!...
Prenez cet aprés-midi par exemple, moi et ma 929 CBR Fireblade RR, modèle 2000, un millésime, une vraie bête rageuse qui aime la courbe, savamment entretenue, nous avons convenu d'un commun accord, moins une voix, d'aller faire un petit tour sur les lacets sinueux des hauts de chez moi.
Seul ou accompagné, c'est un petit plaisir que je m'accorde de temps à autre. En cette période de congé, sans stress, c'est l'occasion rêvée de déchirer le bitume, de faire riper la gomme, d'emmancher sec, d'essorer dignement la poignée de gaz, tout en sachant parfaitement doser son effort.
En effet, ici point de longues courbes, point de lignes droites, lieu de villégiatures de mésanges bleues, zones routières de ralliements des hommes de lois à deux roues, de vagues et lointains cousins bien connus de nous autres motards, où nous attend aussi bien sagement, la maréchaussée ne se déplaçant que rarement sans leurs petits joujous photographiques flasheurs intempestifs.
Dans les hauts, on parle véritablement de pilotage instinctif, on joue beaucoup du sélecteur de vitesse, et on passe rarement la quatrième.
Les courbes s'appréhendent scientifiquement, en plus des pièges inhérents à ces petites routes parfois négligées par les services d'entretiens concernés.
Les portions entre deux virages n'excèdent que rarement 150 mètres par endroits, et souvent une série de courbes raides en S succèdent à des virages en épingles, en L ou en U, sans visibilités réelle, mieux vaut savoir ce que l'on fait, et connaître parfaitement sa machine autant que l'on doit bien sûr connaître ses propres capacités et limites, sont ici naturellement primordiaux.
Si vous remplissez correctement ces critères, alors vous goûterez aux ineffables joies de la route abrupte de montagne, et pourquoi pas, vous finirez peut-être aussi votre périple à une bonne tablée. Bon appétit!!!...





mercredi 7 novembre 2007

STARS AC' 7... MATER OU ZAPPER ?...

Je vais vous dire le fond ma pensée tout de suite, comme ça ce sera fait. Star Academy, c'est de la daube, un gros foutage de gueule, une arnaque. J'assume, je signe, vous voulez des preuves? Ok, let's go!!!...
Je me suis toujours demandé à quoi ça pouvait bien servir, cette institution, cette école, ce château, ces gars et ces filles qui en prennent plein la tronche pour que dalle, sinon à nous prendre pour de cons, une fois de plus.
En sept ans, qui a réellement pu prétendre au titre de Star, au sortir de cette foutue académie de ploutocrates? Personne.
En sept ans, qu'est-ce qui a fondamentalement changé? Rien.
Les plus optimistes, j'en connais, diront que c'est divertissant, c'est beau l'aventure humaine! A ceux-là, je ne préférerais même pas leur rétorquer ce que je sais de source sûre. Ce que j'ai entendu de vive voix, de la bouche même d'un proche de la production, alors en tournée dans notre île, il y a deux ans. Je dirais seulement ceci: un jeu de cartes de plus de quatre As, vaut-il plus, ou moins qu'un jeu de dés avec six points à toutes les faces? Comprenne qui peut!
Les plus pessimistes des sceptiques, j'en connais aussi, hélas, diront que nous assistons là au spectacle lénifiant d'une société en souffrance, incapable de se regarder en face, préférant encenser l'esbroufe au détriment de l'essentiel. Certes, mais ce serait un peu trop facile, à mon goût, de s'en tenir qu'a ces constats, trop partial, trop tranchés.
La vérité, comme on dit, est peut-être à mi chemin des deux! A se faire l'avocat du Diable, un petit jeu que j'affectionne tout particulièrement, on s'expose à quelques surprises.
Parce que, casser du sucre c'est bien, encore faut-il pouvoir expliquer pourquoi c'est mieux, parce qu'il y en a qui le préfère en cubes, tel quel, juste qu'à le sortir de la boîte. Moi le sucre, je l'aime en poudre!!!...
Pour entrer dans le vif du sujet, j'ai tout d'abord envie de parler des profs. Et de ce qui m'énerve le plus, le formatage.
Il est clair, et ce depuis le début, que ces profs ont tous une haute idée de l'art qu'ils sont censés enseigner, et ils ont aussi, manifestement, une plus haute idée encore d'eux-mêmes!
Une ligne comportementale existe, c'est clair, mais elle sert quoi? Le talent réel, personnel de l'élève, son dégrossissement, afin qu'éclate au grand jour la plénitude de l'artiste en devenir qui aura su écouter pour mieux se révéler aux autres autant qu'à lui-même? J'en doute.
Ce que l'on constate, en fait, c'est un cloisonnement de l'élève, et ce dans un objectif précis, chirurgical, correspondre le plus à ce qui est susceptible d'être véritablement vendeur.
On ne parle pas là de quelques stéréotypes éculés que tous le monde connaît, non, il s'agit d'un processus plus subtil, amorcé en profondeur, et qui part du public lui-même.
En choisissant, version moderne des jeux antiques, ou en croyant le faire librement, la plèbe quémande son pain, et oriente, de fait, la production et les profs vers telle ou telle direction. C'est le deal, le ciment qui fait que tout se tient.
Ainsi, ceux que l'on élimine, ne sont pas ceux qui sont les moins bons, mais ceux qui ne se vendront pas ou mal, si jamais ils devaient rester encore.
Il suffit pour s'en convaincre, de jeter un regard rapide, mais objectif, à ce qui s'écoute le plus sur les ondes. La tendance est-elle au texte plus qu'à la mélodie? Au charisme plus qu'au look, aux tripes plus que le fric, au talent plus que le matraquage?
On comprend mieux, dés lors, à quoi se doivent de parvenir, réellement, ces élèves qui débarquent avec leurs personnalité propres, leurs idéaux, leurs parcours intimes, leurs talents musicaux. Quand ils souffrent, au bout d'un certain temps, n'est-ce pas moins des objectifs à remplir, toujours plus ardus à atteindre, que l'abjuration de qu'ils sont au fond d'eux-mêmes, fatalement, ce mensonge implicite dans l'idée faussée dés le départ, ce travail de sape qui consiste à écraser du pied l'originalité et l'unicité qui caractérise chacun d'eux?
On part du principe que le public veut ceci ou cela, au besoin on l'influencera, pour qu'à terme, il le veuille vraiment! Les élèves sont choisis plus en fonction de leur malléabilité et leur perméabilité qu'en fonction de leurs potentialité, fruit d'un parcours différent selon les vies, mais forcément riche.
Cette richesse là, on n'en veut pas, on l'expugne, on la conchie, on la honnie, on la blâme, on la montre du doigt!
Autour de moi, proche de ma personne, évoluent des artistes véritables. De vrais fauves de la zique! Ni prétentieux, ni méchants, et encore moins soumis à la loi de la Soupe des Majors. S'ils doivent se faire un nom, un jour, ce ne sera jamais au détriment de ce qu'ils sont, ni à ce en quoi ils croient. Ceux là ne feront jamais la Star Ac', c'est sur!
Moi, je ne suis pas musicien, je suis juste moi, derrière mon clavier, et je me consacre à ce en quoi je crois, et c'est déjà pas mal!
Une telle débauche d'argent et d'énergie, de duplicité, d'arrogance, qui rapporte énormément plus de pognon encore, grâce aux appels téléphoniques, aux sms, aux produits dérivés, pour accoucher de quoi au final. Un gagnant de plus, à qui l'on pondra un album sans âme, sans sueur, sans tripes, sans sang, d'une insipidité sans nom, pire que le précédent gagnant, mais toujours dans la même veine vomitive et fielleuse. De la merde.
Et de ce constat dramatique, où l'on s'est joué de jeunes gens comme l'on avance ses pions sur l'échiquier, on s'en tamponne comme de cache-ponpon, l'important est de savoir si l'affaire aura rapporté plus que l'an passé, et justifiera ou non la remise des couverts l'an prochain!
Une fois le vernis de strass et paillettes nettoyé au dissolvant de la lumière crue et sans concessions du regard critique, que reste t-il à contempler, le pire du meilleur et inversement, une monstrueuse machinerie, une imposture qui cache mal sa cupidité sans limites. Merci la Une.
Et que dire de Nikos Alliagas, que dire du spectacle navrant que cet animateur emprunté donne à voir. Quelle prestance, quelle fière allure quand il annonce à la foule en délire l'arrivée imminente du Taulier, l'idolissime Jojo. Il faut le voir le Nikos, mimer une empathie mensongère, face aux nominés dont il n'a que faire.
Nikos le faux gentil, à qui on n'enlèvera pas si facilement le nonos Star Ac' du bec! C'est que ça pousse derrière!!!...
Que sont devenu les Jennyfer, Nolwenn, Elodie, et les autres. Tous juste bons à servir la soupe à la MJC de Mont-Cuq, aprés quelques hits qui auront cartonné du côté de jeunes pucelles décérébrées de 10/15 ans, en mal de sensations fortes, avant de basculer dans le ghotique comme les grands? Où sont les Stars promises? Quelle qualité, Quelle culture?...
France, ne t'inquiètes pas pour ton avenir musical, la relève des grands bardes, des proseurs, des chansons à textes qui restent dans les mémoires, des anarchistes et des sceptiques, ceux et celles qui militaient pour un certain engagement contre l'uniforme et l'uniformatisation de la pensée, ceux et celles qui dénoncaient l'hypocrisie du système, ceux qui criaient leur liberté en chansons, est assurée! Oui Aragon, Vian Brel, oui Brassens, oh oui Ferrat Ferré, vos idéaux ne sont pas perdu, On ne vous a pas oublié!!!...
" Bonjour monsieur le Maire, elle est étroite votre rue principale dites moi... Et là c'est bien l'arrêt du bus... Voici donc mesdames et messieurs, l'arrêt de Mont-Cuq!!!...".